26.11.2006
A propos de la loi de finances de 2007
A l’issue du débat lors de la cinquième et dernière loi de finances de la législature, le groupe UDF a porté un quadruple diagnostic :
Premier constat : le secteur public en général et l’Etat en particulier dépensent trop. En cinq ans, le poids des dépenses publiques dans la richesse nationale se sera accru de plus d’un point de la richesse nationale portant la France au deuxième rang des pays développés avec encore 52,9% en 2007 contre 51,6% en 2001.
En ce qui concerne les dépenses de l’Etat, elles n'augmentent pas, comme le prétend le gouvernement de 0,8% soit 2,2 Mds€ mais de 2,9% soit de 10,5Mds€. Même en matière de gestion des effectifs publics, il n’y a pas eu de réduction nette. Ainsi, en 2007, la prévision de réduction de 15 000 emplois dans le budget de l’Etat est compensée par plus de 10 000 créations d’emplois dans les organismes dépendant de l’Etat.
Second constat : malgré des baisses d’impôt financées à crédit et socialement déséquilibrées, la pression fiscale et sociale s’est accrue de presque un point de la richesse nationale. Cette dernière est passée de 42,8% de la richesse nationale en 2001 à 43,7% en 2007. En fait, le gouvernement n’a pas baissé les impôts, il a freiné une hausse spontanée très forte.
Troisième constat : la réduction des déficits publics n’a pas constitué une priorité pour le gouvernement. Entre 2002 et 2007, seulement 6% des plus values de recettes fiscales ont été consacrées à la réduction des déficits. Globalement, les déficits publics ne se réduisent que très lentement de l’ordre de 2 Mds€ par an ; 50 Mds€ en 2005, 48 Mds€ en 2006 et 46 Mds€ en 2007.
Avec un tel rythme de réduction de déficits publics, il faudra encore 23 ans pour revenir à l’équilibre.
Quatrième constat : la dette publique ne cesse de croître De 2001 à 2005, le poids de la dette dans la richesse nationale n’a cessé de progresser pour atteindre 66,6%. La baisse de deux points en 2006 et d’un point en 2007 du poids de la dette publique dans la richesse nationale s’explique quasi-intégralement par des cessions d’actifs et des opérations de trésorerie et non par la réduction des déficits publics.
Face à ce quadruple constat, l’UDF a rappelé que seule la réalisation de quatre grandes réformes des retraites, de l’assurance maladie, de l’Etat et des collectivités territoriales permettra de redresser l’état des finances publiques.
L’UDF, fidèle aux engagements pris devant les électeurs en 2002 de réduire les dépenses, les déficits, la pression fiscale et sociale et l’endettement public, a donc voté, à une large majorité, contre le projet de loi de finances.
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L'année 2007
Au-delà des combats d'images auxquels on assiste depuis quelques temps, le temps va venir où nous devrons nous intéresser aux idées et aux projets portés par les différents candidats.
Vu l'endettement de la France et les déficits de ses comptes sociaux, nous savons d'ores et déjà que l'Etat frôle la banqueroute et que donc toute proposition coûteuse d'un candidat ne verra jamais le jour. Inutile de nous promettre les éternelles baisses d'impôts et hausses de dépenses car, même avec la meilleure volonté, le futur Président de la République ne pourra pas respecter ses promesses et la politique a trop souffert de promesses non tenues, de propositions alléchantes et de mensonges quant à la sincérité des projets présentés.
Les seules sources de revenus probablement mobilisables sont à chercher du côté des grosses entreprises qui font des profits records et inacceptables. Mais toute taxation supplémentaire conduirait à leur départ de France et donc à des conséquences encore plus négatives. De toute façon avec des prélèvements obligatoires de près de 50%, l'Etat doit-il encore ponctionner les richesses des français ? Toute dépense supplémentaire proposée par les candidats doit être associée à une économie dans un autre domaine.
Alors souhaitons que l'on nous proposera des projets lucides, honnêtes et raisonnables pour que chaque électeur puisse se déterminer sur des idées réalistes et donc réalisables.
La France est une des premières nations du monde mais on sent qu'elle perd pied petit à petit de façon inéluctable. Elle a des atouts pour réussir et est donc capable de se resaisir maisil nous faut pour cela des hommes politiques courageux, francs et pédagogues.
Seule l'UDF respecte à ce jour ces qualificatifs.
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19.11.2006
Point de vue d'Hervé Morin sur le choix de Mme Royal
11:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.11.2006
Le projet de l'UDF
Vous trouverez, dans la rubrique documentation, le projet de l'UDF. N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques.
20:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2006
« Au nom du tiers état » de François Bayrou (Hachette Litteratures)
Extraits
« C’est un peuple qu’ils croient sans importance. Presque un peuple en trop. Un peuple gênant. Ainsi le vivent les pouvoirs, et le considèrent les puissants. Le même mal ronge et court depuis des années, préparant à chaque élection, à chaque consultation, sa surprise, l’irruption du peuple indocile dans le concert bien ordonné de la pensée préfabriquée. »
Ainsi s’ouvre « Au nom du tiers état », le livre de François Bayrou, recueil des principaux discours qu’il consacra, ces dernières années, à la « la crise de notre démocratie ».
« Il m’a paru, écrit François Bayrou en avant-propos, que la crise de notre démocratie, le sentiment d’exclusion que ressent le peuple français par rapport au pouvoir et à ses élites méritait une réflexion plus large. Cette réflexion a pris la forme d’une préface. »
Cette longue « préface » - près de 60 pages – et les discours qu’elle introduit traitent du même sujet : « Nous vivons dans une république qui a la forme de la démocratie, mais où le pouvoir est en réalité confisqué. Ceux qui le détiennent disposent, grâce à nos institutions d’ancien régime du monopole sans contrôle sur les puissants instruments de l’État, et, grâce à leur intimité avec les puissances économiques et médiatiques, de moyens considérables pour verrouiller la vie publique. »
« Le chemin existe »
Démocratie et Parlement, séparation des pouvoirs, média et « peuple d’internet », modèle français et mondialisation, transparence et morale publique… L’avenir de la nation, du « vive ensemble » en République, de l’Europe : autour de la question de la démocratie, François Bayrou balaye le champ des interrogations et des perspectives.
« La France de 2007 est en effet à l’épicentre d’un séisme qui vient de loin, au point de rencontre de deux forces antagonistes et qu’il va falloir conjuguer.
Une force qui vient du dehors : l’onde immense de la mondialisation. Une force qui vient du dedans de notre peuple et de notre histoire : le grand courant national qui a produit le modèle républicain. »
« Il n’est au pouvoir de personne de supprimer la mondialisation. Et il n’est au pouvoir de personne, heureusement, de tirer un trait de plume sur le modèle républicain. Ces deux forces, il faut les conjuguer. Le chemin existe pour le faire. »
Sous l’invocation de Sieyès : « En 1789, à la veille de la Révolution, quelques semaines avant que la tourmente ne se déclenche, Sieyès lança sa proclamation en trois questions-réponses : « Qu’est-ce que le tiers état ? Tout. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? A devenir quelque-chose. » Cela vaut aussi pour la France d’aujourd’hui, car Sieyès ajouta : « Qu’est-ce qu’une nation ? Un corps d’associés vivant sous la loi commune et représentés par la même législature. »
« Au nom du tiers état », 254 pages, Hachette Littératures, 16 €.
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07.11.2006
Point de vue
La première raison de la remise en cause des services publics est probablement la désertification de nos campagnes mais également du département de la Charente dans son ensemble. Les emplois sont menacés dans tous les secteurs. Au niveau industriel comme l’a montrée l’actualité récente et au niveau public avec la disparition de certains services de proximité.
Il n'y a pas de réelle politique globale d'aménagement du territoire au niveau national comme au niveau local.
Dés qu'une administration ferme un guichet, elle le fait dans les plus petites villes au profit des plus grandes, provoquant ainsi la délocalisation des emplois au profit des chef-lieux de département quand ce n'est pas de région. Cela provoque ainsi une concentration excessive des populations avec des loyers à la hausse, l'offre n'équilibrant pas la demande. Serait-ce scandaleux que la Banque de France de Charente soit à Confolens et non à Angoulême, que certaines directions départementales soient dans les sous-préfectures ?
Pourtant, jamais les transports n'ont été si rapides. Les moyens de communication permettent de travailler simultanément aux antipodes de la planète. Quand il fallait une journée pour se rendre au chef lieu de département, il n'en faut même pas une aujourd'hui pour aller à la capitale du Pays !
Ainsi, la Charente décline et sadémographie devient préoccupante.
Au niveau scolaire par exemple, les écoles rurales sont toujours davantage menacées et à présent ce sont également les collèges qui le sont. S'il y a une réelle crispation autour de ces fermetures, c'est qu'au delà du côté comptable (et, finalement, de bonne gestion des deniers publics), la fermeture d'une école signifie bien souvent la fin lente mais inéluctable d'un village, d'une commune voire d’un canton. Elle traduit l’angoisse du vide.
Le problème doit être traité en amont en recherchant le dynamisme économique. Quelques outils efficaces doivent être impérativement utilisés : le passage (et l'arrêt maintenu !) du TGV à Angoulême pour éviter notre enclavement, la création de réels pôles de compétitivité où l’exonération des charges locales pourrait être totale en échange de garanties comme un engagement de rester sur site pendant au moins 5 ou 7 ans ou plus (donnant/donnant), le recours plus systématique aux entreprises du département. Par exemple, les cantines scolaires des collèges qui vont être gérées par le Conseil Général de Charente à partir du 1er janvier suite à la loi de Décentralisation pourraient avoir comme cahier des charges de prendre au moins les deux tiers de leurs denrées auprès d’entreprises ou de producteurs locaux.
La fermeture des services publics doit être traitée en amont en créant et maintenant l'activité économique qui maintient les populations.
Une vraie politique des transports doit être mise en place : par l'intermédiaire des TER et des bus, on doit pouvoir être à 3 heures de Paris de n'importe quel endroit du département et à 1h15 de Bordeaux.
L'aéroport de Champniers doit être modernisé et permettre l'accueil des compagnies de transport aérien. Nous devons passer d'une logique de demande à une logique d'offre en matière de transport.
Notre position géographique est propice à l'enclavement mais reste très stratégique si l'on assure une mobilité aisée. Il faut devenir une « banlieue » (au sens noble du terme c'est-à-dire à quelques lieues « temporelles » de la ville à défaut de quelques lieux géographiques) des métropoles régionales comme Poitiers, Bordeaux ou Tours.
Nous ne devons pas baisser les bras car beaucoup peut être fait, tel est le message des jeunes UDF de Charente.
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02.11.2006
Le point de vue des Jeunes UDF de Charente à propos des élections municipales
Alors que 2007 s’annonçait comme une année électorale chargée (Présidentielle, Législatives, Municipales, Cantonales et même Sénatoriales), le gouvernement a confirmé lors du conseil des ministres du 2 Août 2005 un report de certaines d’entre elles. C’est ainsi que le Ministre de l’Intérieur avait présenté un projet de loi repoussant Municipales et Cantonales à Mars 2008 et Sénatoriales à Septembre 2008. Avec la Présidentielle en Avril-Mai 2007 et les Législatives en Juin 2007, la feuille de route était tracée.
Mais les symptômes de la paranoïa du pouvoir ont fait leur apparition ! Le candidat Sarkozy, et non plus le Ministre de l’Intérieur, semble en être victime : il a laissé entendre que s’il faisait son entrée à l’Elysée et qu’il avait une majorité derrière lui à l’Assemblée Nationale, il n’hésiterait pas à (ré)avancer les élections locales en Octobre 2007. Les jeunes UDF de la Charente déplorent que les prises de position du Ministre de l’Intérieur ne soient pas les mêmes que celles du candidat Sarkozy !
Pourquoi vouloir réavancer ces élections ? Si au moins les raisons pouvaient trouver leurs origines dans la gestion locale… Mais à y regarder de plus prêt il n’en est rien. Monsieur Sarkozy pense plutôt que les élections locales en 2008 pourraient l’empêcher de mener avec vigueur son projet de société ! Nous, jeunes UDF de la Charente, nous pensons qu’un candidat à l’Elysée ne doit pas craindre les élections locales. Nous pensons qu’il ne doit pas modifier le calendrier électoral pour convenance personnelle ou peut-être parce qu’il lui serait difficile d’assumer certaines réformes avant ces consultations locales. Pour les jeunes UDF de la Charente, le temps des manipulations politiciennes de l’électorat est révolu. Notre engagement est celui de la démocratie et de son respect. Nous constatons que l’incertitude créée autour de la date des prochaines Municipales agitent les éventuels futurs candidats y compris dans notre département. Nous comprenons cette agitation : est-il sérieux que trois mois avant les élections Municipales nous n’en connaissions toujours pas la date ? Nous, militants jeunes UDF, nous avons une autre vision de la démocratie.
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Postion des Jeunes UDF sur l'adoption
Les Jeunes UDF saluent la position de François Bayrou
sur l’adoption par les couples homosexuels.
Jeudi 28 septembre, François BAYROU, Président de l’UDF, s’est dit « favorable à une adoption simple pour les couples homosexuels ».
Par la voix de leur Président, Jean-Yves de CHAISEMARTIN, les Jeunes UDF se félicitent de cette prise de position. « C’est un sujet qui est au cœur de nos préoccupations et qui a fait l’objet de nombreux débats depuis plusieurs années. ». L’adoption simple est une solution juste qui permet la prise en compte du contexte familial dans lequel évolue l’enfant tout en respectant les droits des parents biologiques.
Cette nouvelle position va dans le sens de la reconnaissance des nouveaux modèles familiaux. « L’UDF est ainsi fidèle à ses valeurs humanistes qui positionnent l’Homme, l’enfant et la famille au cœur de la réflexion. »
Après le droit à l’union civile pour les couples homosexuels, c’est donc en quelques mois la deuxième proposition formulée par les Jeunes UDF que François BAYROU a repris à son compte. « Cela souligne, si cela était nécessaire, le rôle important joué par les Jeunes au sein de notre famille politique, et qu’à l’UDF les jeunes ne sont pas que des groupies servant exclusivement à applaudir dans les meetings. Nous poursuivrons dans les mois à venir ce travail de réflexion et continuerons à nous faire les porte-parole de notre génération afin d’enrichir le projet politique de l’UDF, qui s’est désormais bien affranchi de l’image erronée de parti de « notables » indifférents aux évolutions de notre société » se félicite Jean-Yves de CHAISEMARTIN.
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