30.01.2007

Interview d'Hervé Morin


Paris Normandie - 29.01.07

Chaque lundi, nous vous proposons un rendez vous avec une personnalité politique régionale. Aujourd’hui, Hervé Morin. Vice-président de l’UDF, il s’explique sur « l’autre choix » qu’incarne François Bayrou à la présidentielle. Le député de l’Eure revient sur les promesses de Nicolas Sarkozy, les déclarations de Ségolène Royal et sur ses collègues de l’UDF, tentés par l’UMP.

Votre candidat, François Bayrou est maintenant en troisième position dans les sondages. Est-ce pour vous encourageant ?
Hervé Morin: "Nous sommes dans la position qui consiste à proposer à nos compatriotes un autre choix que celui de l’UMP ou du PS, le modèle que connaissent les Français depuis 26 ans. Nous ne concourrons pas pour la troisième place mais pour gagner en partant d’une idée simple: notre pays dispose d’atouts formidables mais connaît de gigantesques difficultés avec un chômage massif depuis 25 ans, un endettement comme jamais nous n’en avons connu, des banlieues où il n’a été apporté aucune réponse, des universités dans un état lamentable et le tout avec un niveau de prélèvements obligatoires extrêmement élevés. C’est à cela que nous entendons répondre".

Par quels moyens ?
H.M.: "L’heure est grave mais notre pays a tous les moyens pour s’en sortir si les Français en finissent avec la guerre de tranchées où le camp qui est dans l’opposition ne cherche qu’une seule chose: empêcher l’autre d ’agir et critiquer systématiquement. L’alternative est de rassembler des hommes et des femmes qui ont la même conception de la société: c’est-à-dire une économie de marché mais avec des solidarités. On en trouve aujourd’hui autant à gauche qu’à droite et c’est l’idée que défend François Bayrou, le mandat qu’il estimera avoir du peuple français s’il est élu. A chaque fois que la France a été à la croisée des chemins, c’est ce qui a été fait.
En 1958, le général De Gaulle avait dans son gouvernement Guy Mollet qui a participé à la rédaction de la Ve République et pour prendre un exemple plus normand, Pierre Mendès-France devenant président du Conseil pour régler la question de l’Indochine voyait dans son gouvernement cohabiter des hommes de valeur comme André Bettencourt, le général Koenig et Jacques Chaban-Delmas. François Bayrou incarne un autre choix que l’option classique, binaire et sans avenir ".

François Bayrou accuse Nicolas Sarkozy de raconter des histoires sur la baisse des prélèvements obligatoires. Expliquez-vous ?
H.M.: "Nous avons un déficit budgétaire entre 40 et 50 milliards d’euros. Nicolas Sarkozy a déjà annoncé près de 70 milliards d’euros de dépenses nouvelles selon les estimations des économistes et il promet une baisse de prélèvements obligatoires de 70 milliards d’euros tout en réduisant le déficit de moitié. Ce qui veut dire la bagatelle de 180 milliards d’euros de promesses. On est reparti pour la gloire des campagnes de Jacques Chirac où l’on promettait tout avant l’élection pour ne rien faire après. Que proposons nous ? Pas de baisse ni de hausse des prélèvements obligatoires tant qu’on n’aura pas réduit le déficit. Toute baisse d’impôts doit être accompagnée d’une baisse de la dépense publique, sinon ces baisses sont faites à crédit que nos enfants paieront".

Que vous inspirent les dernières déclarations de Mme Royal en matière de politique étrangère ?
H.M.: "Pour prendre une expression que les Normands du littoral comprendront bien, ce sont des bourdes l’une après l’autre qui finissent par ronger la falaise avant qu’elle ne s’effondre dans la mer. S’agissant du Québec, c’est comme si Romano Prodi, président du Conseil italien, nous donnait des leçons en souhaitant l’indépendance de la Corse. Le Canada est un pays démocratique. Laissons nos amis québécois régler cette question. Le plus gênant, c’est que cette sortie sur l’indépendance du Québec vient après celle de la Chine, où lors de son voyage, Ségolène Royal a trouvé le moyen de nous dire que sur certains points, la justice chinoise pouvait servir d’exemple. Je laisse aux Français le soin d’apprécier".

Plusieurs élus UDF s’interrogent sur leur soutien à François Bayrou et sont tentés par l’UMP. Qu’en pensez-vous ?
H.M.: "C’est à la marge. Jamais je n’ai vu les députés et les sénateurs UDF aussi motivés et confiants dans la démarche de François Bayrou. Qu’il y ait deux ou trois faiblesses alors qu’on s’approche des législatives est dans l’ordre d’une une certaine tradition politique... qui est celle de se prêter à tout pour conserver son siège".

27.01.2007

Le programme en six "E" du candidat Bayrou

 
 
François Bayrou, président de l'UDF et candidat à l'élection présidentielle, a décliné, jeudi 25 janvier, son programme en six "E" (emploi, écologie, éducation, économie, exclusion et Europe). Le dirigeant centriste, que certains sondages d'opinion placent en troisième position au premier tour de la présidentielle, le créditant de jusqu'à 12 % des intentions de vote, s'est adressé à un demi-millier de militants et sympathisants réunis dans une salle du Parc des expositions à Orléans.

Il en a profité pour revenir sur le thème de la santé, au cœur de sa journée de campagne, dans le Loiret. "Il y a quelques années, nous avons envoyé des médecins à la retraite en considérant que moins il y aurait de médecins, moins il y aurait d'ordonnances", a-t-il fustigé. "Toute la journée, j'ai rencontré des professionnels de la santé frappés par un sentiment de fatigue, une impression de ne pas en voir le bout."

"MÊME LES NOTABLES SE SENTENT OUBLIÉS"

M. Bayrou s'est appuyé sur un questionnaire envoyé par son parti à quelque 35 000 médecins, pour renforcer son argumentaire. "Je lisais toujours la même remarque sur ces questionnaires : c'est la première fois que l'on me demande mon avis", a-t-il dit. "Même eux, les notables, se sentent oubliés, écartés des décisions prises par ceux qui sont de l'autre côté de l'écran de télévision. Il me semble que c'est toute la société française qui a ce sentiment ", a-t-il ajouté, développant un de ses thèmes favoris sur le divorce entre les élites et le reste des Français.

L'ancien ministre de l'éducation a, en outre, détaillé son programme sur l'enseignement. "Je suis pour que l'on garantisse aux enfants arrivant en sixième la maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul", a-t-il déclaré. "Pour rétablir le contrat de confiance entre l'école et les Français, il faut revaloriser son image et cesser de dénigrer [le corps enseignant]."

A propos des dégradations et de l'indiscipline dans les établissements scolaires, il a préconisé "l'extraction des enfants fautifs et la mise en place d'une pédagogie adaptée avec des éducateurs spécialisés, sans laquelle ils font l'objet d'une non-assistance à personne en danger".

François Bayrou est revenu sur la condition des élèves méritants, demandant que l'Etat octroie les moyens pour qu'un jeune "issu d'un quartier populaire ait les mêmes chances qu'un jeune scolarisé au lycée Henri IV de Paris".

Le président de l'UDF a poursuivi son propos pour défendre le ferroutage, l'énergie éolienne, l'installation de panneaux solaires ou encore une baisse de la consommation d'énergie.

Sur le front de l'emploi, il a répété que, "pour éradiquer le chômage", doit exister la possibilité "pour toutes les entreprises de créer deux emplois sans charges sociales pendant cinq ans".

En conclusion, François Bayrou a rappelé son attachement à "dénoncer l'opposition gauche droite, cette véritable mise en scène". "Elu président, je ferai un gouvernement d'union", a-t-il promis, se disant favorable à la représentation de tous les courants à l'Assemblée nationale, "même ceux que je n'aime pas", allusion directe au Front national.

25.01.2007

JJ Bourdin, l'animateur de RMC a interviewé ce matin Ségolène...

 A propos de son programme sur la Défense, à la question : Savez vous combien la France possède t elle de sous marins nucléaires ; elle a répondu ..... heu ... 1 ?
bonne réponse .... 7 !

http://www.1001podcast.com/podcast/RMCInfo/channel38/20070125_invitebco_royal.mp3

23.01.2007

L'UDF construit quand d'autres parlent...

Valérie Létard (Sénatrice UDF) a fait adopter sa proposition de loi sur les minima sociaux. Le texte vise à garantir l’égalité de traitement entre les bénéficiaires des différents minima sociaux mais aussi entre les bénéficiaires de ces allocations et les salariés disposant de bas revenus : l’accès aux droits connexes (gratuité des transports, exonération de taxe d’habitation…) ne dépend plus du statut de la personne mais de son revenu. La proposition de loi de la sénatrice UDF vise également à supprimer les freins au retour à l’emploi et à sécuriser les parcours professionnels en supprimant les délais de carence entre la fin d’une période de travail et le retour aux minima sociaux. Le texte prévoit de la même manière une sortie progressive des droits connexes afin de supprimer les effets de seuil. Enfin, la proposition de loi de Valérie Létard prévoit de renforcer l’accompagnement social et professionnel des titulaires des minima sociaux en rendant obligatoire la conclusion d’un contrat d’insertion pour les bénéficiaires de l’Allocation de parent isolé (API). A la demande des principaux acteurs de la lutte contre les exclusions, Valérie Létard propose de recourir à une expérimentation qui pourrait durer cinq ans dans les départements volontaires afin notamment de mesurer l’efficacité des mesures. (23/01/07)

14.01.2007

Retraites : laisser le choix aux Français

11 janvier 2007

Invité de l’émission « Les 4 vérités » sur France 2 le 11 janvier, François Bayrou a réagi à la publication du rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), renouvelé ses propositions sur l’emploi et l’éducation et commenté les chiffres de la délinquance.

 «Je ferai une réforme générale et globale des retraites qui englobera les régimes spéciaux. On ne peut pas vivre indéfiniment avec une épée de Damoclès sur la tête», a indiqué François Bayrou qui s’inquiète en particulier du sort des «petites retraites, source de grandes difficultés pour ceux qui les reçoivent». La démarche qu’il souhaite engager vise à ce que « chaque Français puisse décider de l’âge de son départ à la retraite en fonction des pensions qu’il touchera et qu’il puisse connaître quand il le souhaite, le nombre de droits, de points, qu’il a acquis.», a-t-il ajouté. Il faut laisser la possibilité aux Français « de partir plus tôt avec une pension plus faible [que le taux plein ndlr] ou plus tard avec une pension plus importante » François Bayrou a confirmé qu’il soumettrait cette réforme à référendum, afin d’associer les Français, afin de les rendre «co-décideurs». Cependant, « il faut avoir le courage de dire aux Français qu’il n’est pas imaginable qu’il y ait de plus en plus de retraités dont la pension est assurée par de moins en moins de travailleurs actifs». Il a renouvelé sa proposition de favoriser l’embauche de deux personnes par entreprise «sans charges*», au risque de voir les emplois partir à l’étranger. Sa proposition, qui s’adresse aux petites entreprises, permettrait d’encourager l’embauche des jeunes et des seniors.

Interrogé sur la suppression de 5000 postes de l’Education nationale à la rentrée de 2007, il a indiqué que «cette perpétuelle guéguerre entre l’Etat et les enseignants n’est pas la bonne stratégie». «Il faut un contrat entre l’Ecole et la Nation». A charge pour la Nation de garantir les moyens humains nécessaires au bon fonctionnement de l’Education. A charge pour cette dernière de faire en sorte que les résultats du système éducatif s’améliorent. Réagissant enfin aux chiffres de la délinquance rendus publics la veille, François Bayrou a qualifié les résultats de «mitigés» car «si les chiffres des petites infractions baissent sensiblement, les violences faites aux personnes augmentent considérablement de 5% par an».


*Les charges pour ces deux emplois s'élèveraient à environ 10% du salaire net pour contribuer au financement des retraites.

11.01.2007

Le site de François Bayrou

Voici l'adresse du site de François Bayrou pour sa campagne électorale. Vous y trouverez une multitude d'informations et notamment ses propositions concernant tous les sujets.

 www.bayrou.fr

07.01.2007

7 JANVIER 2007

"Nous avons besoin d'hommes qui sachent rêver à des choses inédites." John Fitzgerald KENNEDY

02.01.2007

Communiqué de presse

 La conseillère régionale P. Noé et les jeunes UDF de Charente dénoncent les termes et les nouvelles exigences du contrat de territoire et de développement durable proposé par le Conseil Régional du Poitou-Charentes.

En effet, les syndicats de Pays ont reçu récemment les projets de contrat proposés pour la période 2007-2013. Ils fixent les modalités de versement des subventions régionales en fonction de ses priorités.

Après avoir imposé les médiateurs culturels dans chaque pays sans en avoir étudié l'opportunité et sans compensation financière, ces nouveaux contrats imposent une tutelle du Conseil Régional en nommant l'élu référent (obligatoirement membre de la majorité régionale) pour présider le nouveau Comité Local d'Examen des Projets voulu par cette collectivité. Les subventions seront versées en fonction de cet avis et on peut douter du financement si l'élu référent se prononce contre.

Au-delà de l'interrogation légitime sur l'opportunité de créer une nouvelle commission même si celle-ci permet une prise en compte des avis d'autres instances, on ne peut que regretter cette remise en cause des élus locaux chargés d'animer, bénévolement pour la plupart, les pays.

Si on rajoute à cela l'obligation de mettre à disposition gratuite de l'élu référent un local et un secrétariat, on ne peut que s'interroger sur cette gestion des fonds publics.

Les crédits proposés pour ces nouveaux contrats sont certes restés au même montant que les précédents mais le Conseil Régional impose de plus en plus de contraintes et de dépenses obligatoires qui limitent les réelles marges des élus de proximité et la promotion des initiatives locales. Une politique d'imposition ou soumission a remplacé une politique de coordination.

Et bien entendu, les pays ne peuvent refuser de signer ce contrat car ils renonceraient de fait à ces fonds indispensables pour nos territoires.

« 1 euro dépensé doit être 1 euro utile » et « Démocratie participative », voilà des expressions qui semblent bien loin des réalités.


Pauline Noé et Jérôme Sourisseau

Conseillère régionale UDF Délégué des Jeunes UDF de Charente







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