25.04.2007

LES SUITES DU 1ER TOUR

François Bayrou n’a pas donné de consigne de vote pour le deuxième tour lors d’une conférence de presse. Il considère que "Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social". Il estime également que "Ségolène Royal va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette". François Bayrou a annoncé la création du Parti démocrate "pour changer définitivement la politique française" : Les Français "trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l’action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l’intérêt général".

20.04.2007

François Bayrou sonne la charge contre "Le Monde" après son éditorial

 


our son dernier grand meeting de campagne avant le premier tour, François Bayrou revenait sur ses terres du Béarn, jeudi 19 avril, à Pau. La "fête de famille", au premier rang de laquelle figurait l'épouse du candidat, "Babette", a attiré plus de 7 000 partisans, plusieurs centaines devant se contenter de la suivre à l'extérieur sur un écran géant. Dans un Zénith tout acquis au panache de son favori, M. Bayrou a cité la devise d'HenriIV : " Le Béarnais est pauvre, mais il ne baisse pas la tête , disait-il aux excellences qui lui parlaient." Avant cela, le candidat centriste s'était élevé, lors d'une conférence de presse, contre l'éditorial de Jean-Marie Colombani paru dans Le Monde du 20 avril sous le titre "Impératif démocratique". Le directeur de la publication du quotidien estime que, "en dépit des confusions qui ont parasité la campagne, le seul projet qui s'oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s'appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal".

"J'ai ressenti cet éditorial comme un coup de poignard", a confié M. Bayrou au Monde. Devant la presse, il a déclaré y voir "une preuve de l'incroyable collusion au sommet de l'Etat entre le PS, l'UMP et les puissances qui les soutiennent".

"PANIQUE"

"C'est la preuve de la panique qui s'est emparée de tous ces milieux de pouvoir financier, médiatique et politique, et je soupçonne que le mot financier n'est pas le moins important des trois. Naturellement, derrière tout ça, il y a des influences puissantes, des hommes qui sont engagés dans les milieux d'affaires, les relations avec l'Etat", a-t-il ajouté. "Mais quel titre ont Jean-Marie Colombani et ceux qui sont derrière lui pour se permettre de dire qu'au nom d'un impératif démocratique Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy doivent être au second tour et non François Bayrou? Qui sont ces gens, quel est leur brevet de démocratie?, s'est emporté M.Bayrou. Qu'est-ce qu'ils ont fait jusqu'à maintenant qui montre qu'ils respectent en quoi que ce soit les principes de séparation des pouvoirs, et notamment les principes de séparation entre l'argent qui finance les journaux et le pouvoir politique?" "

Avec moi, ça trouvera son terme. C'est un message adressé à M.Colombani et ses commanditaires", a lancé M.Bayrou, avant de préciser, en réponse à une question : "Ils étaient régulièrement interviewés au moment de l'affaire EADS-Airbus. Tous ceux qui, de M.Minc à M.Lagardère, ont intérêt à ce que rien ne change pour pouvoir continuer leurs ententes profitables." Alain Minc est président du conseil de surveillance du Monde. Arnaud Lagardère préside le groupe du même nom, actionnaire du Monde.

Devant le public du Zénith de Pau, M.Bayrou a sonné une nouvelle charge. "Faut-il qu'il y ait de puissants intérêts en jeu pour que le patron du Monde en vienne à dire que le candidat du centre en France n'est pas un choix démocratique pour les Français?, a-t-il lancé. Quelle arrogance fait que, dans notre pays, les puissants ont décidé qu'une fois pour toutes il n'y aurait que ces deux partis-là, ces deux partis épuisés, ces deux partis qui nous ont conduits au gouffre où nous sommes, qui auraient le droit démocratique de participer au pouvoir?"

"Nous, nous sommes des démocrates", a-t-il poursuivi, jugeant que son élection représente, "pour tous ceux qui sont en place depuis si longtemps et qui veulent demeurer en place, la loi de l'emmerdement maximum ". Et M.Bayrou de se faire l'apôtre de la "révolution orange" : "C'est la révolution des Français qui ont décidé que, désormais, ils allaient se faire respecter. C'est une révolution sans risques, avec un président équilibré." "Nous allons accomplir cette révolution paisible", a-t-il conclu, se disant convaincu de pouvoir "gagner le premier tour et le seul qui puisse gagner contre l'hyperfavori des sondages".


Patrick Roger

17.04.2007

Dernière ligne droite

Ca y est ! François Bayrou est dans la dernière ligne droite avant le premier tour. Cette semaine promet d'être passionnante. Après avoir parcouru la France entière, après avoir été rendre visite à nos concitoyens d'Outre-Mer à Mayotte, La Réunion, en Guadeloupe en Guyane, en Martinique, sans avoir oublié nos compatriotes de l'étranger, François Bayrou entame une semaine décisive. Il sera tout d'abord à Lyon, à Lille, là où le 14 décembre, il lança son premier appel au Rassemblement, sur les terres du Général de Gaulle, à Pau, chez lui, pour une réunion presque familiale où l'émotion sera au rendez-vous, puis à Rouen en hommage à Jean Lecanuet. Le point d'orgue de cette vague orange qui submerge le pays réunira tous les sympathisants, militants qu'il invite mercredi soir à 19 heures au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Pour montrer que La France de Toutes nos Forces est en marche !

16.04.2007

UDF indépendante et libre

Hervé Morin a défendu l’indépendance de la formation centriste au cours de cette législature et le projet de François Bayrou qui est le seul candidat dans cette campagne, à faire des propositions financées. S’agissant de l’outre-mer, Hervé Morin a notamment défendu la création de zones franches pour favoriser le développement économique.

A l’heure des bilans de la législature, Hervé Morin a expliqué qu’il conservera l’idée qu’il existe une autre manière de faire de la politique. Le président du groupe centriste à l’Assemblée nationale a rappelé que depuis 2002, sa formation avait refusé à trois reprises de rentrer au gouvernement. Il a parlé d’un "sentiment de liberté", on n’est pas conditionné ou dans un moule : on n’est pas obligé de lever le bras droit quand on vous dit de lever le bras droit ou de lever le bras gauche quand on vous dit de lever le bras gauche. Hervé Morin a expliqué que les centristes avaient eu pendant des décennies, une culture du strapontin mais qu’aujourd’hui, ils essayaient d’être une alternative. Il a reconnu que sa formation "jouait gros" mais il a trouvé normal de s’engager et de prendre des risques quand on fait de la politique : selon lui, ce ne doit pas être une carrière mais une aventure. Il a constaté que les sept alternances n’avaient pas permis de régler les problèmes de la France au premier rang desquels le chômage, l’exclusion et l’endettement public. Hervé Morin considère que notre système politique ne fonctionne plus et qu’il faut le remettre en cause : en 2002, les Français ont utilisé le levier négatif Jean-Marie Le Pen et ils ont vu que cela avait renforcé le système. Aujourd’hui, ils peuvent "utiliser un levier positif pour faire éclater le système, ce levier positif, c’est François Bayrou".

Meeting de François Bayrou à Bercy

La fédération UDF de Charente organise un déplacement collectif pour participer au meeting de François Bayrou à Bercy le mercredi 18 avril à 19h00.

Toute les personnes intéressées sont invitées à contacter la permanence au 05.45.92.78.40 

12.04.2007

Interview de Jean Peyrelevade

L’Etat est impuissant et impécunieux - 10.04.07

Conseiller de François Bayrou, Jean Peyrelevade s’est présenté comme un homme de "la gauche gestionnaire et réformiste". Il considère que nos mauvaises performances économiques proviennent d’un problème d’offre et non de demande. Il a jugé l’Etat "impécunieux" et a prôné un retour à des finances équilibrées pour retrouver notre capacité d’action.

Jean Peyrelevade considère que si on ne parle pas beaucoup d’économie dans la campagne, c’est parce que la France est tournée vers elle-même : parler d’économie impliquerait de parler de la mondialisation et de dire des choses pas très agréables. Ainsi, il juge la performance de l’économie française médiocre y compris si on la compare avec les pays européens : le taux moyen de croissance a été de 1,6% seulement au cours du quinquennat. Cela explique, selon lui, que le pouvoir d’achat des salariés ne progresse pas aussi vite qu’ils le voudraient. Jean Peyrelevade a assuré que contrairement aux autres candidats, François Bayrou avait dit que notre problème était un problème d’offre et non un problème de demande. Il a estimé que c’est d’abord aux hommes politiques qui gèrent l’Etat, de faire des efforts : l’Etat a un rôle important dans l’économie et dans la société. Il est comme un entraîneur qui a obtenu de mauvais résultats ces dernières années. Il faut donc, selon lui changer le coach et le système. La première des conditions pour retrouver notre capacité d’action est d’avoir un Etat qui ait des finances équilibrées. Aujourd’hui, nous avons, selon lui, un Etat impuissant parce qu’il est impécunieux : "L’Etat n’a plus qu’une dette que nous portons à travers lui". L’Etat doit dépenser là où c’est utile : recherche, innovation, formation. Mais avec quel argent ? Il a constaté que nous dépensions ainsi 23 milliards d’euros par an pour la formation permanente et la formation professionnelle mais personne n’avait jamais audité l’efficacité des sommes investies. Dans le même temps, les chefs d’entreprise ne trouvent pas de main-d’œuvre dans le bâtiment, l’hôtellerie et la restauration. Il souhaite que l’emploi des seniors soit encouragé : la France a le taux d’activité des plus de 55 ans, le plus bas d’Europe. Cela passe, selon lui, par un effort particulier sur la formation. Jean Peyrelevade a constaté que les personnes non qualifiées ont un accès difficile à la formation alors que ce sont elles qui en ont le plus besoin et que la France a davantage de salariés non qualifiés que ses concurrents, deux fois plus que l’Allemagne par exemple.

06.04.2007

Les procurations

Comment faire une procuration : Vous pouvez accéder à cette infographie en ligne sur lemonde.fr.
http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-823448,54-892533,0.html

03.04.2007

"Tout change le 22 au soir !"

 

Jean-Christophe Lagarde à l'émission Les grandes gueules sur RMC Info
 

Jean-Christophe Lagarde était l'invité de l'émission de RMC, Les Grandes Gueules. L'occasion de revenir sur la suppression de l'ENA. Ces élites qui s'auto-entretiennent. L'oxygène dont le système a besoin. La légitimité de la candidature de François Bayrou. Commenter les sondages dont plus personne ne fait grand cas. De parler aux auditeurs de RMC de la dette qui nous menace. Du projet alternatif de François Bayrou.

La suppression de l'Ecole nationale d'administration est pour Jean-Christophe Lagarde une nécessité. François Bayrou l'a évoquée alors qu'il était en voyage en Outre-Mer. C'est une école ù l'on trie les élèves à vingt ans et qui deviennent une caste. Ils se voient entre eux, se reproduisent entre eux. Dominique de Villepin, Ségolène Royal, François Hollande sont sortis de l'Ecole nationale d'administration. Ces gens sont destinés à diriger le pays. Mais pourquoi seulement eux, se demande le député de la Seine-Saint-Denis. François Bayrou veut remplacer cette école par une autre sorte d'école qui ne serait consacrée qu'au services publics. Par ailleurs, une question se pose en annexe de la suppression de l'Ecole nationale d'administration, c'est l'âge limite de participation aux concours de la fonction publique. Pourquoi au-dessus de quarante-cinq ans deviendrait-on inadmissible ? On a bien plus besoin d'expérience dans les postes à responsabilités que dans tous les autres, affirme-t-il.

L'Ecole nationale d'administration reste aujourd'hui une affaire de « caste ». Dix mille personnes en France qui se partagent le pouvoir. François Bayrou martèle depuis plus de deux ans maintenant que l'on ne peut plus continuer de la sorte. Effectivement, quand des personnes sorties de cette école consacrent dix ans de leur vie au service de l'Etat, dix années à se construire un beau carnet d'adresses, elles vont aussitôt le vendre dans le secteur privé. C'est ce que l'on appelle le pantouflage. Il est temps d'y mettre fin. De plus, comment ne pas soupçonner ceux qui dirigent l'Etat de collusion avec les dirigeants des grandes entreprises quand ils proviennent des mêmes milieux, des mêmes castes.

Les énarques devraient être à la disposition des hommes politiques. C'est de leur expertise sur des dossiers que nous avons besoin. Mais à la fin des fins, c'est le politique qui tranche, pas le technicien. Et l'idée de faire venir des gens du secteur privé dans les administrations sans qu'ils aient à passer un concours pourrait aussi être à étudier. Cela implique évidemment un changement des mentalités que seule l'élection de François Bayrou pourrait provoquer. Ces gens pensent tous trop la même chose. Il faut de la diversité. Oxygéner la société française.

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