02.05.2007

GILLES ARTIGUES REAFFIRME SON SOUTIEN TOTAL A FRANCOIS BAYROU

 
« Il suffirait que je prononce une seule phrase pour être à l’abri et, comme on me le dit,    « sauver mon siège de député ». Je ne le ferai pas parce que je ne veux pas entrer dans un terrible engrenage : d’abord, on nous demande de voter Sarkozy et puis on nous oblige à adhérer à un nouveau soi-disant parti centriste et enfin à un groupe parlementaire, tout aussi servile. Pour ma part, seuls comptent l’avenir de notre pays et  l immense espoir que la candidature de François BAYROU a fait naître. Je garderai l’esprit de l’enthousiaste campagne du premier tour en n’écoutant pas le chant des sirènes venu des deux bords. Je confirme ma volonté de voter blanc.
Dès lors, je suis sourd aux promesses et aux menaces dont je fais l’objet de la part de l’UMP tant au niveau local que national. Les 7 millions d’électeurs de François Bayrou  méritent tellement mieux ! Nous ne les abandonnerons pas et nous leur donnerons des raisons de croire encore à la grandeur de la politique. Leur adhésion au nouveau Parti Démocrate marquera une poursuite de l’action et donnera un énorme élan pour les élections législatives.
Je ne doute pas un instant que François Bayrou pourra constituer un groupe à l’Assemblée nationale. Par ailleurs, il me semble qu’ on parle trop de l’attitude des députés UDF sortants ; personne n’est dupe de leur crainte, somme toute humaine. Ce qui compte, à mes yeux, c’est le combat que vont mener nos 577 candidats dans toutes les circonscriptions. Ce sont des femmes et des hommes nouveaux, libres de leurs choix et qui ne sont pas prisonniers des vieux schémas qui paralysent notre pays.
Je suis très confiant car l’avenir, c’est eux et les électeurs sauront, à n’en point douter, récompenser leur courage et leurs convictions. »

25.04.2007

LES SUITES DU 1ER TOUR

François Bayrou n’a pas donné de consigne de vote pour le deuxième tour lors d’une conférence de presse. Il considère que "Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social". Il estime également que "Ségolène Royal va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette". François Bayrou a annoncé la création du Parti démocrate "pour changer définitivement la politique française" : Les Français "trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l’action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l’intérêt général".

20.04.2007

François Bayrou sonne la charge contre "Le Monde" après son éditorial

 


our son dernier grand meeting de campagne avant le premier tour, François Bayrou revenait sur ses terres du Béarn, jeudi 19 avril, à Pau. La "fête de famille", au premier rang de laquelle figurait l'épouse du candidat, "Babette", a attiré plus de 7 000 partisans, plusieurs centaines devant se contenter de la suivre à l'extérieur sur un écran géant. Dans un Zénith tout acquis au panache de son favori, M. Bayrou a cité la devise d'HenriIV : " Le Béarnais est pauvre, mais il ne baisse pas la tête , disait-il aux excellences qui lui parlaient." Avant cela, le candidat centriste s'était élevé, lors d'une conférence de presse, contre l'éditorial de Jean-Marie Colombani paru dans Le Monde du 20 avril sous le titre "Impératif démocratique". Le directeur de la publication du quotidien estime que, "en dépit des confusions qui ont parasité la campagne, le seul projet qui s'oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s'appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal".

"J'ai ressenti cet éditorial comme un coup de poignard", a confié M. Bayrou au Monde. Devant la presse, il a déclaré y voir "une preuve de l'incroyable collusion au sommet de l'Etat entre le PS, l'UMP et les puissances qui les soutiennent".

"PANIQUE"

"C'est la preuve de la panique qui s'est emparée de tous ces milieux de pouvoir financier, médiatique et politique, et je soupçonne que le mot financier n'est pas le moins important des trois. Naturellement, derrière tout ça, il y a des influences puissantes, des hommes qui sont engagés dans les milieux d'affaires, les relations avec l'Etat", a-t-il ajouté. "Mais quel titre ont Jean-Marie Colombani et ceux qui sont derrière lui pour se permettre de dire qu'au nom d'un impératif démocratique Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy doivent être au second tour et non François Bayrou? Qui sont ces gens, quel est leur brevet de démocratie?, s'est emporté M.Bayrou. Qu'est-ce qu'ils ont fait jusqu'à maintenant qui montre qu'ils respectent en quoi que ce soit les principes de séparation des pouvoirs, et notamment les principes de séparation entre l'argent qui finance les journaux et le pouvoir politique?" "

Avec moi, ça trouvera son terme. C'est un message adressé à M.Colombani et ses commanditaires", a lancé M.Bayrou, avant de préciser, en réponse à une question : "Ils étaient régulièrement interviewés au moment de l'affaire EADS-Airbus. Tous ceux qui, de M.Minc à M.Lagardère, ont intérêt à ce que rien ne change pour pouvoir continuer leurs ententes profitables." Alain Minc est président du conseil de surveillance du Monde. Arnaud Lagardère préside le groupe du même nom, actionnaire du Monde.

Devant le public du Zénith de Pau, M.Bayrou a sonné une nouvelle charge. "Faut-il qu'il y ait de puissants intérêts en jeu pour que le patron du Monde en vienne à dire que le candidat du centre en France n'est pas un choix démocratique pour les Français?, a-t-il lancé. Quelle arrogance fait que, dans notre pays, les puissants ont décidé qu'une fois pour toutes il n'y aurait que ces deux partis-là, ces deux partis épuisés, ces deux partis qui nous ont conduits au gouffre où nous sommes, qui auraient le droit démocratique de participer au pouvoir?"

"Nous, nous sommes des démocrates", a-t-il poursuivi, jugeant que son élection représente, "pour tous ceux qui sont en place depuis si longtemps et qui veulent demeurer en place, la loi de l'emmerdement maximum ". Et M.Bayrou de se faire l'apôtre de la "révolution orange" : "C'est la révolution des Français qui ont décidé que, désormais, ils allaient se faire respecter. C'est une révolution sans risques, avec un président équilibré." "Nous allons accomplir cette révolution paisible", a-t-il conclu, se disant convaincu de pouvoir "gagner le premier tour et le seul qui puisse gagner contre l'hyperfavori des sondages".


Patrick Roger